Des câbles de navires sont brûlés illégalement au petit matin. Quand ils se consument, il rejettent des substances extrêmement dangereuses comme des dioxines et des furannes. Les dioxines sont les substances les plus toxiques jamais rejetées dans l'environnement par les humains
Des matériaux contenant divers types d'amiante (bleue, blanche ou brune) sont éparpillés sur les chantiers de démolition navale. Ou alors ils atterrissent dans la décharge à ciel ouvert où les villageois des lotissements voisins viennent fouiller à la recherche de matériaux de quelque valeur.
Des échantillons de sédiments indiquent que l'environnement local est fortement pollué par des substances toxiques, en particulier du cuivre, du zinc et du plomb, des huiles minérales, des PCB, des HAP et des organostanniques.
Ce portrait idyllique c'est celui d'Aliaga, en Turquie, à une cinquantaine de kilomètres au nord d'Izmir, sur la côte égéenne. Bien que la Turquie soit un pays de l'OCDE, les conditions de travail et la protection de l'environnement sont très similaires à ce que l'on observe dans les pays d'Asie.
La démolition navale existe à Aliaga depuis le milieu des années 70, même si elle n'a officiellement commencé qu'en 1984 quand les importations de navires à démanteler ont été autorisées dans le cadre des mesures de libéralisation de l'époque
En Turquie l'importation pour démantèlement de navires toxiques est interdite.
Rapport de Greenpeace :
" GreenpeaceReport on Environmental, Health and Safety Conditions in Aliaga Shipbreaking Yards, Izmir, Turkey " (texte en anglais, à télécharger en format pdf).
Navires remarquables Le Pacific Princess (le paquebot de " La croisière s'amuse ") fait partie de la liste Greenpeace. Autres navires remarquables...
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