Greenpeace s'oppose activement à l'exportation en Asie de navires non-décontaminés.
Greenpeace demande également aux gouvernements de mettre fin aux pratiques
de démolition irresponsables qui menacent l'environnement et la santé
des personnes en Asie, et de proposer une solution mondiale. Greenpeace
demande à la communauté maritime de prendre des mesures immédiates, de
décontaminer ses navires avant de les exporter en Asie et de créer une
réglementation internationale sur les navires à démanteler et sur la construction
de navires propres.
Aperçu des activités de Greenpeace depuis 1998 : action visant
l'industrie maritime, les gouvernements et les démolisseurs navals pour
chercher à obtenir leur engagement à l'amélioration de la démolition navale
et à la recherche d'une solution mondiale.
Amsterdam, février 2001 L'inspection
environnementale néerlandaise arrête dans le port d'Amsterdam le navire
" toxique " Sandrien devant partir en Asie pour y être démantelé.
Construit en 1974, le Sandrien a été retenu au motif qu'il avait à son
bord des matières dangereuses, dont de l'amiante, et que son exportation
en Asie violerait la réglementation européenne sur les transports de déchets.
Le 12 décembre 2001, un tribunal a jugé que le navire avait été retenu
pour un mauvais motif car bien que l'on soit en présence de déchet, les
règles devant l'empêcher de naviguer vers l'Asie ne lui étaient pas applicables.
Greenpeace a déposé une plainte devant la Cour de justice d'Amsterdam
pour empêcher le Sandrien de naviguer, l'exportation de déchets toxiques
étant interdite. Greenpeace a également demandé que le Sandrien soit décontaminé
avant d'être exporté en Asie pour y être démantelé. Cette fois-ci, le
navire ne devrait de toutes façon pas être autorisé à quitter les Pays-Bas
car représentant un danger pour la vie de son équipage et pour l'environnement
marin. L'état technique du Sandrien est si mauvais que Greenpeace pense
qu'il ne tient pas la mer. Ce navire est âgé de 27 ans et les inspections
indiquent une importante corrosion laissant penser qu'il pourrait bien
ne plus être étanche
Hong kong, le 29 avril 2000 Manifestation contre un navire de P&O Nedlloyd dans le port de
Hong Kong.
Des activistes de Greenpeace ont mené une action en protestation contre
le projet de poursuite de l'élimination des navires en Chine par P&O Nedlloyd.
Des représentants
de Greenpeace ont inspecté les chantiers navals chinois et les mesures
prises par P&O Nedlloyd à la suite de plusieurs actions en Europe, en
Asie et en Australie. La conclusion de Greenpeace a été que la protection
des travailleurs et de l'environnement est totalement insuffisante.
Bhavnagar (Inde), le 19 février 2000 Des démolisseurs navals indiens s'engagent à la sûreté des conditions
de travail et à la qualité de l'environnement
L'industrie maritime, les écologistes et le gouvernement ont salué l'aboutissement
d'un atelier sur Les défis pour l'industrie du recyclage des navires
: environnement et sûreté. L'Association des démolisseurs navals d'Inde
a accepté d'entreprendre une transformation radicale de ses chantiers
y intégrant de bonnes pratiques de travail et une gestion correcte de
l'environnement.
Les démolisseurs navals ont également apporté leur soutien à la demande
de décontamination des navires avant démantèlement. Les autorité maritimes
ont accepté qu'une équipe de Greenpace/BAN (Basel Action Network) et d'autres
ONG mène une mission d'observation dans les chantiers indiens.
Belgique, le 21 décembre 1999 Le gouvernement belge arrête un navire " toxique " britannique
devant partir pour l'Inde pour y être démoli
Le gouvernement belge a retenu à quai le transporteur en vrac MV Forthbank
à Antwerp après avoir reçu une réponse peu claire des ses propriétaires
britanniques quant à leurs intentions de le faire démanteler à Alang,
le plus grand chantier de démolition navale d'Inde. Le gouvernement belge
a compris que le navire européen devait être démantelé en Asie et que
cela constituait une exportation de déchet dangereux interdite par la
réglementation de l'UE depuis 1998
New Delhi (Inde), le 10 décembre 1999 Greenpeace empêche l'envoi de déchets toxiques en Inde En
s'enchaînant toute la nuit à la chaîne de son ancre, nos activistes ont
retardé avec succès le départ du navire de transport " Clare ", destiné
à être échoué puis démoli sur une plage d'Alang, le plus grand chantier
de démolition navale d'Inde. Les exportations de navire dangereux pour
démantèlement dans les chantiers de démolition navale d'Asie, comme par
exemple les installations très polluées et peu sûres d'Alang, constitue
de fait une exportation de déchets toxiques. La Cour suprême d'Inde a
ordonné une enquête sur l'envoi de déchets toxiques sous couvert de démolition
navale, une pratique dénoncée par Greenpeace.
Rotterdam (Pays-Bas), le 9 novembre 1999 Greenpeace proteste contre l'envoi de navires toxiques en Asie
Des activistes ont mené une action de protestation contre l'envoi prévu
du navire de transport Tokio Express en Chine et demandé à son propriétaire,
Costamare Shipping, et à son exploitant, Hapag-Lloyd, de garantir que
les matières dangereuses qu'il contient seront enlevées avant son démantèlement.
Les activistes ont peint des message d'avertissement en chinois et en
hindi sur la coque du navire qui était à quai au port de Rotterdam. Hapag-Lloyd
a accepté d'effectuer un inventaire des substances dangereuses avant d'envoyer
le navire à la casse. L'inventaire sera transmis à la compagnie de démolition.
Bielefeld/Hambourg (Allemagne), le 10 mai 1999 Action de Greenpeace contre l'exportation d'amiante en Inde par
une entreprise alimentaire allemande
L'entreprise alimentaire allemande Dr. Oetker avait prévu d'envoyer deux
navires pleins d'amiante en Asie, en dépit du fait que cela mettrait en
danger la santé des travailleurs asiatiques. Greenpeace a révélé ce projet
lors d'une action directe au siège de Dr. Oetker, sur la Jahnplatz à Bielefeld.
Les activistes ont placé sous le logo de l'entreprise une photo agrandie
de 20 pieds sur 12 montrant des travailleurs indiens démolissant des navires,
avec la légende " Dr. Oetker exporte le cancer ". Au dessous, l'entreprise
était accusée de produire " des desserts en poudre pour les Allemands,
de la poussière d'amiante pour les Indiens ".
Singapour, le 11 janvier 1999 Des écologistes protestent contre l'exportation des navires toxiques
en Asie
Des activistes de Greenpeace et du BAN (Basel Action Network) ont escorté
l'Encounter Bay, un navire contaminé par des substances toxiques, lors
de son arrivée au port de Singapour, en protestation contre les exportations
de déchets toxiques en Asie. Dans une manifestation nautique audacieuse,
les activistes écologistes ont déployé des banderoles où était inscrit
" P&O Nedlloyd, arrêtez le commerce toxique ", au moment où le navire
approchait du port. Une fois celui-ci à quai, ils ont attaché une autre
banderole géante sur le flanc du navire. Singapour est la cinquième ville
dans laquelle Greenpeace et le BAN ont protesté contre ce navire faisant
son dernier voyage à destination de la casse.
New Delhi (Inde), le 21 janvier 1998
Manifestation contre l'exportation des navires toxiques à démanteler vers
l'Inde
NOTE
Greenpeace, le BAN (Basel Action Network) et les syndicats indiens se
sont unis pour manifester contre l'exportation en Inde de navires toxiques
à démanteler. Une grande variété de personnes et d'organisations, dont
des militants de toutes les centrales syndicales indiennes, des mouvements
populaires et des associations citoyennes, se sont réunis pour une manifestation
pacifique et bariolée contre la décision du gouvernement américain d'autoriser
la marine américaine et l'Administration maritime fédérale à exporter
leurs navires pleins de substances toxiques en Inde, au Bangladesh et
au Pakistan. et celles de l'OMI.
A côté de ces actions, Greenpeace a présenté son avis sur la démolition
navale à la communauté maritime lors de diverses rencontres internationales
et aux gouvernements du monde lors des conférences sur la démolition navale
de Rotterdam et de Philadelphie en 2001, d'Amsterdam en 1999, et lors
des réunions de la Convention de Bâle sur le commerce des déchets et celles
de l'OMI.
Navires remarquables Le Pacific Princess (le paquebot de " La croisière s'amuse ") fait partie de la liste Greenpeace. Autres navires remarquables...
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